Monaco Resources Group is a global organisation specialising in natural resources. Our asset base is highly diversified and spans metals & minerals, agribusiness, energy, infrastructure, logistics and finance & investments. Headquartered in Monaco and with key offices in London and Luxembourg, the group operates in over 50 countries and employs more than five thousand people.

Les Mines et l’Afrique

L’Afrique, une des cinq parties du monde, qui mesure plus de 30 310 000 km2, est traversée en son milieu par l’équateur et comprise en majeure partie entre les tropiques. L’Afrique est un continent chaud. Le désert apparaît près de tropiques (Sahara, Kalahari). Plus de moitié de l’Afrique est privée d’écoulement vers la mer, qu’atteignent difficilement les grands fleuves (Nil, Congo, Niger, Zambèze).

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La population africaine a longtemps stagné, mais la colonisation européenne a entrainé un renouveau démographique vers la fin du XIXème siècle. La population s’accroît alors rapidement et entraîne aussi une urbanisation rapide.

La colonisation est aussi en grande partie responsable de la structure politique actuelle : émiettement en une multitude d’Etats et de la nature de l’économie, par les formes qu’elle a revêtues (colonie d’exploitation ou de peuplement).

Elle explique largement l’importance des plantations (cacao, café, palmier à huile, arachide), de l’extraction minière (pétrole, cuivre, manganèse, diamants, métaux rares et précieux) et, en contrepartie, la fréquente insuffisance des cultures vivrières et des industries de transformation.

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« L’exploitation minière, un secteur à problèmes »

Alors que ce secteur constitue le fer de lance des politiques économiques de développement de l’Afrique, l’exploitation minière est un secteur à problèmes. Tout son paradoxe réside dans le fait  que les pays africains disposent d’une potentialité minière énorme alors qu’ils sont classés parmi les pays les plus pauvres du monde.

En Afrique, les grandes exploitations minières ont rapporté d’importants profits aux sociétés étrangères mais peu aux populations locales. Les Etats africains tentent aujourd’hui de canaliser une plus grande part des revenus miniers vers des objectifs de développement.

Les prix du métal et du pétrole varient tellement que les pays africains qui possèdent de riches ressources minières ont connu entre 2002 et 2007 une période de prospérité dans ce secteur. Les compagnies minières se livraient à une compétition féroce pour ouvrir de nouvelles mines afin de satisfaire une demande mondiale en expansion.

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Un certain nombre de pays africains se sont trouvés en conséquence dans une position bien plus avantageuse pour négocier avec des investisseurs étrangers qui pouvaient auparavant exiger et obtenir des concessions importantes avant d’investir.

Ces pays pouvaient alors conclure de meilleurs contrats avec les nouveaux investisseurs et même renégocier les anciens. “Nous voulons simplement nous assurer que nous obtenons la meilleure offre possible pour nos gisements miniers”, a déclaré en septembre 2007 Alhaji Abubakarr Jalloh, le Ministre des mines de Sierra Leone.

Mais depuis, dans le contexte d’un ralentissement de la croissance mondiale, les prix du métal et du pétrole sur le marché mondial ont considérablement fluctué, ce qui fait craindre que les investisseurs n’hésitent à nouveau à s’engager et que le pouvoir de négociation des pays africains s’affaiblisse.

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La Zambie, par exemple, comptait imposer une taxe sur les profits exceptionnels réalisés par les compagnies extractrices de cuivre et l’allouer à un fonds de financement des infrastructures, mais elle a dû abandonner ce projet.

Bien qu’elle soit abondamment pourvue de ressources minières et pétrolières, l’Afrique a généralement peu profité de cette richesse. Les profits miniers et pétroliers ont longtemps été transférés à l’étranger ou été gaspillés, sans bénéfice pour les populations. L’émergence de gouvernements plus démocratiques ainsi que le militantisme de groupes locaux et d’organisations de la société civile ont cependant renforcé les efforts faits pour que le secteur minier contribue mieux au développement.

« Des minerais très estimés »

L’Afrique est prisée pour la rareté de ses minerais tels que  le Chrome, le Cuivre, les Diamants, le fer, le Manganèse, l’Or, la Bauxite, l’Antimoine, le Cobalt, les Phosphates et le Plomb. Malheureusement, ces trésors subissent eux aussi la hausse ou la baisse des prix du marché.

Une récente étude parue dans The American Economic Review et portant sur l’ensemble de l’Afrique de 1997 à 2010 (1), pourrait expliquer que l’exploitation des minerais mènerait jusqu’à un quart des conflits en Afrique.

C’est la consommation des pays développés qui fait varier le prix des minerais en grande partie. La demande de produits électroniques peut ébranler durablement les régions fournisseuses de minerais. A l’annonce de la sortie d’une nouvelle PlayStation par la firme Sony, au début 2000, une demande accrue en coltan, un de ses composants principaux, a engendré une augmentation de son prix de 90 dollars à 590 dollars par kilogramme.

«  La Vision africaine se propose de changer »

L’Union africaine se propose de changer. Elle a élaboré et adopté un document le VMA (Vision Minière Africaine) en 2009 lors du Sommet des Chefs d’Etats, qui permet aux pays africains de lever les obstacles au développement du Continent dans le secteur minier. Son application est prévue à l’horizon 2050, même si la thématique reste actuelle et les enjeux importants.

Le secteur est complexe et la première contrainte pour les Etats africains c’est qu’ils ne possèdent pas les outils nécessaires pour négocier des contrats.  La CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) suggère une harmonisation des politiques régionales afin de parvenir à  une vision minière africaine, tant au niveau local qu’au niveau civil.

En 2018, le Sénégal est le premier pays d’Afrique, et quatrième pays au monde à obtenir la norme ITIE (il s’agit de la norme internationale pour la transparence et la responsabilité entourant les ressources pétrolières, gazières et minérales d’un pays).

« Réviser les contrats »

En dépit de la chute récente des prix mondiaux, les pays africains continueront probablement à négocier pour obtenir de meilleures conditions. Leur but n’est pas simplement d’assurer à leur pays des revenus plus élevés, mais également de prendre en compte les préoccupations depuis longtemps exprimées par les populations sur les questions de la pollution de l’environnement et de l’indemnisation des habitants déplacés par les exploitations minières.

Au Ghana, par exemple, on replante des arbres près d’une mine de manganèse. De nombreuses compagnies minières ont désormais l’obligation d’indemniser les dégâts environnementaux que leurs opérations peuvent provoquer.

La plupart des contrats miniers africains ont été négociés dans les années 1980 et 1990, quand les bas prix du marché mondial et les risques politiques importants décourageaient les investissements extérieurs dans le secteur minier du continent, observe Festus Mogae, ex-Président du Botswana, généralement considéré comme un des pays africains ayant le mieux tiré profit de ses exportations de minerais. Prenant la parole en décembre 2008 lors d’une réunion de la Banque africaine de développement (BAD), il a noté qu’auparavant les pays africains étaient contraints d’attirer les investisseurs en leur accordant des avantages comme de larges exemptions d’impôts et de redevances d’exploitation ; en conséquence, ces contrats rapportaient très peu dans de nombreux pays. “C’est pourquoi il est nécessaire de renégocier certains d’entre eux, a-t-il affirmé.

Mais réviser les contrats miniers n’est pas seulement important pour obtenir des revenus plus élevés, les gouvernements répondent également ainsi aux pressions d’organisations de la société civile et de populations qui veulent s’assurer que les contrats et les codes miniers prennent en compte la protection de l’environnement, l’indemnisation correcte des populations concernées et la restauration de l’état des terres après la fin de l’exploitation minière.

Cependant,  peu de pays possèdent des mécanismes adaptés à la régulation des effets des exploitations minières sur les populations. Même là où elle existe, la législation sur l’environnement et l’indemnisation est rarement appliquée. Les compagnies minières consacrent donc très peu d’argent aux indemnisations ou aux opérations de nettoyage des sites après la fermeture des mines.

De tels exemples inspirent l’espoir que l’Afrique émergera de l’actuelle période de baisse des prix plus forte qu’à la suite des cycles précédents. “ Les pays riches en ressources naturelles utilisent leurs gains exceptionnels pour accroître leurs dépenses en faveur de l’infrastructure et des services sociaux. De surcroît, ils économisent beaucoup plus que durant les booms précédents”, explique Abdoulaye Bio-Tchane, Président de la Banque ouest-africaine de développement et ancien Directeur du département Afrique du Fonds monétaire international. “L’Afrique résiste bien, contrairement à ce qui s’est passé durant les précédents booms des produits de base.”

Notes et références :

1 – The American Economic Review

Cet article a été rédigé avant la crise du COVID-19, covid ou coronavirus (ou coronvirus) pour certains. les conséquences de l’épidémie de coronavirus peuvent affecter les éléments suivants

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